Lettre d'une jeune femme


Histoire vraie
Je vais vous raconter ma véritable histoire, mon passé vécu.
Maman où étais-tu ?
J'avais besoin de toi, mais tu n'étais pas là.
Sans m'attardée dans les détails, souvenir de mon enfance, de ma souffrance.
Issue d'une famille de 9 enfants dont 3 soeurs et un frère plus âgés et de 2 sœurs et 2 frères plus jeunes, donc facile de comprendre ce qu'ils ne pouvaient faire ou ne pasfaire,vis à vis de moi. Mon père était très sévère, il travaillait la journée mais quand il rentrait, il buvait,
il grondait, il criait, mais il frappait certains jours. Lorsque nous étions à table,
nous évitions de parler, car si par malheur, l'un de nous disait une parole sa main nous giflait,
nous nous taisions. Un soir, épuisée, fatiguée par l'école je me suis endormie à table,
il m'avait attrapé et réveillé sous le robinet d'eau froide.
J'avais très peur de mon père,enfin j'ai toujours peur de lui ça ne changera jamais tant qu'il sera en vit.
Donc, je me suis dis, tu te tais et je ne serai plus frappée,
ça a marché jusqu'à mes plus de 11 ans. Comparée à mes sœurs et frères,
j'étais de loin la plus calme, la plus peureuse, mes
frères et soeurs en ramassaient aussi, mais ils savaient se défendre.
Je pense que mon silence énervait plus mon père. Il nous frappait avec un tisonnier.
Puis nous avons déménagé, il nous frappait avec sa chaussure,
souvent pour un rien, exemple le soir ont jouaient et riaient encore un peu au lit, silence si non je monte.
Une de mes sœurs disait, pas grave quand on pleure ont s'en dort plus vite. Je n'étais pas d'accord,
j'aurais tout donné pour qu'on soit gentil avec moi,
qu'on me félicite pour ce que je réussisse à l'école etc...
vous vous demandez où était ma mère et oui elle était là, mais elle était toujours enceinte et
j'avais beau chercher du réconfort,des câlins, elle n'avait pas le temps.
Maman ou étais-tu ?
J'avais besoin de toi, mais tu n'étais pas là.
Ma mère a été aussi frappée, j'ai été témoin mais trop jeune pour la défendre et
je lui ai posé des questions, on m'a répondu par un silence.
Les années ont passé les coups et les injustices ont continué,
je suis devenue une jeune fille très timide,
naïve et toujours à la recherche de la moindre affection.
A mes onze ans, je pensais que mon père était devenu gentil, il me regardait différemment,
il commençait à me faire des caresses et je pensais, enfin des câlins.
En fait de vrais câlins, ceux là étaient défendus,
je l'ai appris plus tard, il me faisait des compliments et surtout sur mes jolis seins,je me posais des tas de questions,
et demandais à ma grande sœur si c'était normal. Elle me répondait, tu te fais ton cinéma,donc je ne questionnais plus
.
Maman ou étais-tu ?
J'avais besoin de toi, mais tu n'étais pas là.
A mes douze ans, ma mère avait repris son travail, car nous ne roulions pas sur l'or,
je commençais ma puberté et j'étais souvent malade. Je crois que mon père était au chômage,
enfin je me souviens plus exactement. Je sais que j'étais seule avec lui et qu'il en a profité
pendant que j'étais malade. Mon calvaire a commencé, il a prit ce qu'une jeune fille possède, sa virginité,
la première fois qu'il a abusé de moi je ne savais pas ce qu'il se passait j'avais du sang partout,
je croyais que j'étais très malade et que j'allais mourir.
Il m'a dit, tu vas saigner un peu mais ce n'est pas grave, tu ne saigneras plus après.
Il n'en est pas resté là, ça a duré jusqu'à mes 16 ans et plus, je ne sais plus trop bien.
C'était une éternité, ça c'est sur, en grandissant,
je m'enfermais à clef dans les toilettes jusqu'a l'arrivée de mes sœurs et frères ou même ma mère.
Elle se fâchait que je me sois caché dans les toilettes, elle ne me croyait toujours pas,
elle a dit arrête, tu as trop d'imagination, tu exagères et tu veux te rendre intéressante.
Non, je voulais juste que ça s'arrête, j'étais fatiguée,
paniquée et triste que tous les membres de ma famille ne me croient pas. Ils me disaient, tu as un bon père,
il vous apprend le respect, oui notre éducation n'était pas si mauvaise mais à la place des coups et des viols répétitifs,
j'aurais préféré avoir de la tendresse et de l'écoute.
Maman ou étais-tu ?
J'avais besoin de toi, mais tu n'étais pas là.
J'ai subi ses viols en silence,
s'est aussi à cause de mon père qui y a eu un différent avec un voisin, un jeune homme
qui a perdu la vue d'un œil, donc j'ai toujours pensé qu'il allait me tuer un jour si j'en parlais.
A mes 16 ans, j'ai commencé à en parler, on voulait m'aider,
mais par respect pour mes petits frères, je pensais qu'ils avaient besoin d'un père et
je ne voulais pas qu'il aille-en prison et moi non plus, car il m'a dit " le jour ou tu parles,
je te tue ou si je t'attrape, tu vas en prison ", j'avais très peur et
j'ai tenté de mourir en prenant des médicaments, mais bon raté.
Ma tante m'a accompagné à l'hôpital pour un lavage d'estomac
et surtout j'avais promis de ne rien dire à mes parents.
Des coups, j'avais l'habitude d'en recevoir et parfois j'étais marqué mais j'ai toujours du mentir,
si j'avais un hématome sur le visage, les lèvres enflées ou un œil au beurre noir je jurais que ce n'était pas lui.
J'étais bête, et racontais que j'étais tomber dans les escaliers.
Un jour je me suis enfuie chez mon parrain, je pensais qu'enfin un adulte me croirais,
me comprendrait, et bien il m'a ramené chez moi, les viols et les coups ont continué,
j'avais si honte de moi que je ne valais pas grand chose, enfin je le pensais,
mes grandes sœurs se sont enfuient l'une après l'autre.
Je me suis juré qu'à 18 ans, je m'envolerais pour prendre ma liberté.
Maman ou étais tu ?
J'avais besoin de toi, mais tu n'étais pas là.
Les garçons, je les détestais, j'ai eu des petits copains pour faire comme tout le monde.
A 18 ans j'ai eu ma 1 ère expérience
et là c'était horrible je détestais les hommes, car l'amour fait mal.
J'étais majeure et j'ai quitté la maison, plutôt je me suis enfuit,
je me l'étais jurée, je l'ai fait, mes parents ne comprenaient pas pourquoi.
Alors j'ai tout révélé, et ce jour ma mère m'a dit, répète à voix haute et devant ton père,
ce que tu m'as dit depuis quelques temps et on verra si cela est vrai, et.
je raconte qu'il a abusé de moi depuis des années. Quelle humiliation pour moi,
nous n'étions pas seuls dans la cuisine mes 2 sœurs et 2 petits frères et une grande sœur
avec ses petits bouts de choux étaient présents lorsque mon père dit,
vous voyez comme elle est dévergondée et perverse, jamais je ne l'ai touché,
prend tes affaires et quitte la maison sur-le-champ, ma mère me reprocha qu'à cause de moi,
elle souffrira car elle allait plus me voir, je suis partie.
J'ai rencontré un homme très gentil et sa mère aussi, enfin les deux premières années,
c'était trop beau pour durer, il était très porté sur le sexe mais pas moi,
à la fin je me laissais faire, cela redevenait comme avant l'horreur, ça a duré 7 ans et le jour ou il ma frappée,
je suis partie,après un mois de mariage, à cause d'une amitié avec un homme,
et drôle j'ai jamais fais le premier pas, là oui
et au départ je le détestais avec ses airs je sais tout hi hi.
C'était la plus belle chose qu'il me soit arrivé, il m'a écouté,
il respectait mes choix ne m'a jamais bousculé, il m'a laissé le temps,
je l'aime de plus en plus fort. Nous avons construit notre vie ensemble,
nous avons deux enfants le premier à 26 ans, c'est vrai j'avais très peur d'être maman
serais-je à la hauteur, je pense que je suis une bonne mère et je suis fière de mes enfants.
Pour eux, je suis retourné voir mes parents, je pensais que je n'avais
pas le droit de les priver de leurs grands-parents, cela fut une grosse erreur, ils n'ont pas changé, ils ont vieilli.
Pour eux, je fais toujours tout de travers, ils me critiquent toujours.
A Noël, cette année j'ai claqué la porte, me dire que mes enfants sont mal éduqués,
là non s'en était de trop, en plus mon gamin à dit je ne veux plus y retourner, ils t'ont fait pleurer maman.

Non, j'en ai plus besoin fini et là je ne dis plus Maman ou étais-tu ?
Je n'ai plus besoin de toi.
Tu n'as pas voulu croire en moi, tu n'as jamais été là pour moi,
même le jour ou ma petite famille s'est retrouvé séparée
à l'arrivée de mon bout chou qui était seul entre la vie et la mort,
mon tendre mari était au près de ma fille et moi seule dans un autre hôpital, je t'ai téléphoné,
tu n'es pas venue, tu n'es jamais là quand j'ai besoin de toi. Je veux enfin vivre,
tu le sais et là un soupçon de jalousie est venu trop tard, toute la tendresse que je voulais te donner,
je la donne à une personne devenue très importante dans ma vie,
plus que toi maman je croyais t'aimer, non je ne te haïs pas non plus, mais fini,
je tire un grand trait sur mon passé, on ne choisit pas ses parents,
mais j'ai choisi mon ange gardien, ma confidente, ma petite maman de france, il y a aucun lien de sang entre nous,
mais mon cœur a parlé et elle m'aime juste pour moi et là je vais vivre sans souffrance, merci